Pour toucher les consommateurs, les marques de l’alimentaire et des boissons misent avant tout sur la publicité en magasin. C’est ce que révèle une étude OpinionWay menée pour l’agence Auditoire Shopper auprès de 440 décideurs d’entreprises de plus de 20 salariés, entre le 4 et le 29 mai 2026 : le point de vente physique reste, de loin, le levier de communication le plus utilisé, devant les réseaux sociaux et le site internet ou l’application de la marque.
Une étude qui bouscule les idées reçues sur le marketing
À l’heure où tout semble se jouer sur les écrans, les chiffres surprennent. Selon l’enquête, 93 % des marques alimentaires et de boissons interrogées ont mené au moins une opération de communication « hors-média » au cours des douze derniers mois. Ces opérations, qui regroupent tout ce qui ne passe pas par la télévision, la radio ou la presse, captent désormais 66 % des budgets de communication des marques, contre seulement 34 % pour les médias traditionnels. Un basculement qui confirme une tendance de fond observée depuis plusieurs années dans la grande distribution.
Le classement des canaux : la PLV en tête
Dans le détail, c’est la PLV (publicité sur le lieu de vente : affichages, têtes de gondole, animations en rayon) qui arrive largement en tête, citée par 77 % des décideurs interrogés. Viennent ensuite les réseaux sociaux, utilisés par 69 % des marques, puis le site internet ou l’application propre à l’enseigne, activé par 61 % d’entre elles. Un classement qui tranche avec le discours ambiant sur la « digitalisation totale » du marketing : le magasin physique demeure le théâtre privilégié de la rencontre entre la marque et le client, au moment précis de l’achat.
- Publicité sur le lieu de vente (PLV) : 77 %
- Réseaux sociaux : 69 %
- Site internet / application : 61 %
Le prospectus papier recule, sans disparaître
Le prospectus traditionnel, longtemps roi de la communication de la grande distribution, voit en revanche son usage décliner progressivement, poussé par la hausse du coût du papier, les contraintes environnementales et la généralisation des catalogues numériques et des applications de cagnottage. Il reste cependant un outil que certaines enseignes continuent d’utiliser pour des opérations ciblées, notamment auprès d’une clientèle plus âgée ou moins connectée. Les marques cherchent désormais un équilibre entre supports historiques et marketing hors-média digital, sans miser sur un canal unique.
Ce que ça change pour les commerces et les marques de l’Aube
Pour les commerçants et les enseignes présentes dans l’Aube, cette hiérarchie confirme l’intérêt de soigner l’expérience en rayon autant que la présence en ligne. Le constat rejoint d’ailleurs celui observé sur le marché de la publicité digitale, qui profite aussi aux PME auboises : les petites structures locales n’ont pas besoin de choisir entre le magasin et le numérique, mais plutôt de doser les deux selon leur clientèle. Les marques doivent aussi composer avec un cadre réglementaire de plus en plus strict : les publicités générées par intelligence artificielle sont désormais soumises à un étiquetage obligatoire, tandis que les promesses écologiques affichées dans les campagnes font l’objet d’un encadrement européen renforcé. Même logique du côté des réseaux sociaux, où le marketing d’influence a été récemment mieux encadré par la loi pour protéger les consommateurs. Autant de signaux qui poussent les marques à diversifier leurs canaux plutôt qu’à tout concentrer sur un seul support.
Questions fréquentes
Qu’est-ce que la PLV exactement ?
La PLV désigne la publicité sur le lieu de vente : affiches, présentoirs, têtes de gondole, animations ou dégustations organisées directement dans les rayons du magasin pour attirer l’attention du client au moment de l’achat.
Les réseaux sociaux remplacent-ils le magasin physique ?
Non, selon l’étude OpinionWay : les réseaux sociaux complètent la communication des marques mais restent, pour l’instant, utilisés par moins de décideurs (69 %) que la publicité en magasin (77 %), qui conserve la première place.
Le prospectus papier a-t-il totalement disparu ?
Non. Son usage recule nettement face aux coûts et aux enjeux environnementaux, mais certaines enseignes le conservent pour cibler une partie de leur clientèle, en complément des outils numériques.
Sources
LSA Conso : l’étude OpinionWay sur les moyens de communication des marques alimentaires
LSA Conso : comment remplacer les prospectus papier
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