Alors que la rentrée littéraire bat son plein dans les librairies et les médiathèques, une autre sélection vient d’être dévoilée : celle du Prix Goncourt des lycéens. Pour sa 39ᵉ édition, seize romans ont été retenus, et ce sont cette fois des élèves de seconde, première et terminale qui vont les lire, les débattre et désigner le lauréat.
Seize romans, des dizaines de classes mobilisées
Piloté par le ministère de l’Éducation nationale en partenariat avec l’Académie Goncourt, le prix reprend une partie de la première sélection du Goncourt « adulte » pour la proposer à un jury inédit : des lycéens de filières générale, technologique et professionnelle. Selon le ministère, 56 lycées participent à cette édition, répartis dans plusieurs académies, avec des classes entières engagées dans une lecture collective qui s’étale sur trois mois, de la rentrée jusqu’aux délibérations de fin d’année.
- Des élèves de la seconde à la terminale, tous types de lycées confondus
- Un accompagnement pédagogique construit autour de la lecture et du débat argumenté
- Un calendrier resserré : trois mois pour lire les seize romans avant les délibérations
Des délibérations régionales dans six villes
Le fonctionnement du prix repose sur un système à double échelle. Chaque établissement organise ses propres débats internes, puis des délégués d’élèves se retrouvent lors de délibérations régionales, prévues le 23 novembre 2026 dans six villes : Lyon, Metz, Nîmes, Paris, Poitiers et Rennes. C’est de ces échanges, où chaque lycéen doit défendre son choix devant les autres délégations, que sortira le titre finalement primé, dans la continuité d’un prix pensé avant tout comme un outil pour donner le goût de la lecture aux adolescents plutôt que comme une simple compétition littéraire.
Un écho particulier pour les enseignants de lettres
Pour les professeurs de français, ce prix reste l’un des rares dispositifs qui transforme la lecture d’un roman contemporain en projet de classe suivi sur toute une période. Contrairement au Goncourt classique, réservé aux spécialistes et aux jurés littéraires, la version lycéenne mise sur l’oralité et l’argumentation : chaque élève doit être capable de défendre son roman préféré face à des camarades qui ont fait un autre choix. Un exercice qui rejoint les objectifs affichés par les médiathèques et établissements scolaires en cette rentrée, où plusieurs initiatives locales cherchent, elles aussi, à raviver l’intérêt des plus jeunes pour la lecture longue, souvent concurrencée par les écrans.
Cette dynamique fait écho à ce que vivait déjà la médiathèque de Troyes à l’heure de la rentrée littéraire, ou encore à la première sélection du Goncourt dévoilée quelques jours plus tôt. Elle s’inscrit aussi dans un contexte où les habitudes des lycéens évoluent, alors que l’interdiction du téléphone portable au lycée redistribue une partie du temps disponible en classe et hors classe.
Questions fréquentes
Qu’est-ce que le Prix Goncourt des lycéens ?
C’est une déclinaison scolaire du Goncourt, créée pour donner le goût de la lecture aux adolescents : des lycéens de toute la France lisent une sélection de seize romans puis élisent leur lauréat après des débats en classe et des délibérations régionales.
Qui participe à l’édition 2026 ?
Des élèves de seconde, première et terminale, issus de lycées généraux, technologiques et professionnels ; le ministère de l’Éducation nationale recense 56 établissements engagés dans cette 39ᵉ édition.
Quand seront rendues les délibérations ?
Les délibérations régionales sont programmées le 23 novembre 2026 dans six villes (Lyon, Metz, Nîmes, Paris, Poitiers, Rennes), où les délégués des lycées désigneront le roman lauréat.
Sources
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