Après quatre ans de travaux, le Musée d’Art Moderne de Troyes a rouvert ses portes au printemps, avec une scénographie repensée et près de 400 œuvres inédites présentées au public. Fermeture prolongée, chantier d’accessibilité, nouvelle exposition temporaire : voici ce que ce grand retour change concrètement pour les Troyens et les visiteurs de passage.
Installé dans l’ancien palais épiscopal de Troyes, le musée doit sa collection à la donation de Pierre et Denise Lévy, industriels du textile aubois qui ont réuni au fil des décennies un fonds d’art moderne remarquable. Fermé pendant quatre ans, l’établissement a connu un chantier de fond : restauration de plusieurs parties du bâtiment historique et mise aux normes d’accessibilité pour les personnes à mobilité réduite, un point resté longtemps sensible pour ce site classé. Ce type de rénovation lourde, menée sur un bâtiment ancien en cœur de ville, explique la durée du chantier autant que son coût.
Le résultat se mesure d’abord en surface d’exposition : environ 800 œuvres sont désormais présentées sur le rez-de-chaussée et le premier étage, dont près de 400 n’avaient encore jamais été montrées au public. Concrètement, pour un visiteur qui connaissait l’ancien musée, cela signifie :
Pour marquer cette réouverture, le musée propose jusqu’au 20 septembre une exposition temporaire intitulée L’Écho des machines, consacrée aux usines et au monde ouvrier à Troyes. Elle rassemble notamment des œuvres de Georges Seurat, Théophile-Alexandre Steinlen et Maximilien Luce, trois artistes qui ont chacun porté un regard marquant sur le travail industriel à la fin du XIXe siècle. L’angle choisi n’est pas anodin pour une ville dont l’identité économique s’est longtemps confondue avec l’industrie textile : c’est aussi une manière de relier les collections du musée à l’histoire sociale locale plutôt que de se limiter à l’histoire de l’art au sens strict.
Au-delà de l’événement culturel, cette réouverture pèse sur l’attractivité de la ville : Troyes multiplie depuis quelques mois les initiatives pour retenir les touristes de passage, qu’il s’agisse des visites guidées costumées et nocturnes ou de temps forts comme Troyes en Scènes. Un musée d’art moderne pleinement rouvert, avec un parcours doublé et une programmation renouvelée, complète cette offre culturelle et donne une raison supplémentaire de prolonger un séjour dans l’Aube. Le musée s’inscrit d’ailleurs dans une actualité locale plus large des expositions, à l’image de l’hommage récemment rendu à une céramiste troyenne, qui montre une vraie dynamique des lieux d’exposition dans la ville en ce moment.
Le musée a rouvert au printemps, après quatre ans de fermeture pour travaux de restauration et de mise en accessibilité.
Environ 800 œuvres sont présentées sur deux niveaux, dont près de 400 qui n’avaient jamais été montrées auparavant.
L’exposition temporaire « L’Écho des machines », consacrée aux usines et au monde ouvrier à Troyes, est visible jusqu’au 20 septembre.
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