École de la 2e chance : Alméa et Poinfor mobilisés à Troyes et Saint-Dizier pour les jeunes sans diplôme

À Troyes comme à Saint-Dizier, l’École de la 2e chance (E2C) reste, pour des centaines de jeunes aubois sans diplôme, l’un des rares sas concrets vers l'emploi. Fin juillet 2026, Alméa Formation et Poinfor ont réaffirmé leur mobilisation autour de ce dispositif, alors que le réseau national des Écoles de la 2e chance traverse une période de tensions financières et associatives.

Un dispositif né dans l’Aube il y a plus de vingt ans

Peu de Troyens le savent : l’E2C Champagne-Ardenne n’est pas une antenne récente d’un programme parisien, mais une pionnière du dispositif au niveau national. Le projet est proposé dès janvier 2000 par Alméa Formation Interpro, puis validé par le Conseil régional en janvier 2002 — ce qui fait de la structure la troisième École de la 2e chance créée en France, après Marseille et Mulhouse. Elle a également été la première E2C déployée sur l’ensemble des bassins d'emploi d’une région, avec jusqu’à une dizaine de sites en Champagne-Ardenne, financés notamment par le Fonds social européen et la Région.

Sur le bassin troyen, l’école est installée au 18 avenue des Lombards. Elle fait aujourd’hui partie de l’écosystème Y Schools (ex-Groupe ESC Troyes), qui fédère trois antennes E2C en Champagne-Ardenne : Troyes, Saint-Dizier, et Romilly-sur-Seine/Sézanne.

À qui s’adresse l’École de la 2e chance ?

Le dispositif cible les jeunes de 16 à 25 ans sortis du système scolaire depuis au moins un an, sans diplôme ni qualification (ou tout au plus un BEP ou un CAP non validé). Contrairement à une formation classique, l’E2C ne fonctionne pas sur la base d’un programme figé : chaque stagiaire construit, avec l’équipe pédagogique, un parcours individualisé mêlant remise à niveau, stages en entreprise et définition d’un projet professionnel. La formation est gratuite et, selon le statut du stagiaire, peut ouvrir droit à une rémunération.

  • Public : jeunes déscolarisés de 16 à 25 ans, sans diplôme
  • Durée : parcours individualisé, avec périodes en entreprise
  • Financement : Région Grand Est et Fonds social européen
  • Objectif : retour vers l'emploi, l’apprentissage ou une formation qualifiante

Une mobilisation locale dans un contexte national tendu

C’est dans ce contexte qu’Alméa et Poinfor ont rappelé, fin juillet 2026, leur engagement en faveur de l’École de la 2e chance de Troyes et de Saint-Dizier, comme l’a rapporté Le Parisien. Un signal qui n’a rien d’anodin : au niveau national, le réseau des E2C fait face à des tensions budgétaires croissantes, alors même que les jeunes accueillis sont, d’année en année, plus éloignés de l'emploi et plus jeunes qu’auparavant.

Le constat rejoint des chiffres nationaux publiés en 2025 : le taux de chômage des moins de 25 ans atteignait 18,1 % en France, et environ 100 000 jeunes de 16 à 25 ans quittent chaque année le système scolaire sans solution — ni emploi, ni étude, ni formation. Autant de profils que les E2C, dont celle de l’Aube, ont vocation à accompagner en priorité.

Pourquoi cela concerne aussi les entreprises et les familles auboises

Au-delà de l’accompagnement individuel, l’E2C joue un rôle de vivier pour les employeurs locaux en tension de recrutement, notamment dans l’industrie, la logistique ou les services à la personne — des secteurs identifiés comme piliers de l’économie du bassin troyen. Pour les familles, le dispositif reste aussi l’un des seuls parcours gratuits, non stigmatisant et rémunérable pour un jeune sorti du système scolaire sans solution.

Pour en savoir plus sur les dispositifs d’accompagnement locaux, voir aussi nos rubriques Emploi – Formation, Services de Proximité et Droit et Justice.

Questions fréquentes

Qui peut intégrer l’École de la 2e chance de Troyes ?

Tout jeune de 16 à 25 ans, sorti du système scolaire depuis au moins un an sans diplôme ni qualification (ou avec un BEP/CAP non validé), peut candidater auprès de l’antenne de Troyes, au 18 avenue des Lombards.

La formation à l’E2C est-elle payante ?

Non, la formation est gratuite. Selon son statut, le stagiaire peut par ailleurs percevoir une rémunération pendant son parcours.

Qui finance l’École de la 2e chance dans l’Aube ?

Le dispositif est financé principalement par la Région Grand Est et par le Fonds social européen, dans le cadre d’un partenariat initié dès 2000 par Alméa Formation.

Sources

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