Depuis le 17 août 2026 et jusqu’au 28 août, 197 pays sont réunis à Oulan-Bator, en Mongolie, pour la COP17 de lutte contre la désertification, organisée sous l’égide de la Convention des Nations unies (UNCCD). À cette occasion, un nouveau rapport chiffré, présenté sous le nom « Drying Planet : Drought in Numbers 2026 », dresse un état des lieux préoccupant de l’assèchement des terres à l’échelle mondiale. Voici ce qu’il faut en retenir, au-delà des grands discours de tribune.
Selon les données présentées par l’UNCCD, environ 77,6 % des terres émergées ont connu des conditions plus sèches durant les trois décennies précédant 2020, comparées à la période des trente années antérieures. Sur cette même période, les zones arides se sont étendues d’environ 4,3 millions de km², soit une surface proche de celle de l’Union européenne. Au total, la dégradation des sols touche déjà 40 % des terres émergées de la planète, avec des conséquences directes pour plus de 3,2 milliards de personnes, soit près de la moitié de l’humanité.
Le rapport souligne que la fréquence des épisodes de sécheresse a augmenté de près d’un tiers depuis 2000, générant des pertes économiques estimées à au moins 300 milliards de dollars par an à l’échelle mondiale. La FAO, associée aux travaux préparatoires de la conférence, évalue à 1,66 milliard d’hectares la surface de terres affectée par une dégradation d’origine humaine, dont plus de 60 % concernent directement des terres agricoles et donc la sécurité alimentaire de régions entières.
Fait notable de cette édition : l’ONU avance un montant précis pour inverser la tendance. Restaurer plus d’un milliard d’hectares de terres dégradées et renforcer la résilience face à la sécheresse nécessiterait environ 2 600 milliards de dollars d’ici 2030, soit près d’un milliard de dollars par jour. Un ordre de grandeur qui replace la question de la lutte contre le dérèglement climatique dans le débat plus large du financement de l’adaptation, aux côtés des enjeux énergétiques ou de biodiversité.
Si la Mongolie et les régions les plus arides du globe sont en première ligne, la France n’est pas épargnée par la tendance de fond : les épisodes de sécheresse répétés observés ces derniers étés, y compris sur des bassins comme la Seine, s’inscrivent dans cette dynamique mondiale de raréfaction de l’eau documentée par le rapport. Les conclusions de la COP17, attendues pour le 28 août, pourraient déboucher sur de nouveaux engagements financiers dont dépendront, indirectement, les politiques nationales de gestion de l’eau et des sols agricoles.
Il s’agit de la 17e Conférence des Parties de la Convention des Nations unies sur la lutte contre la désertification (UNCCD), qui réunit les États signataires pour coordonner les actions de lutte contre la dégradation des sols et la sécheresse. L’édition 2026 se tient à Oulan-Bator, en Mongolie, du 17 au 28 août.
La sécheresse est un phénomène climatique temporaire de manque de précipitations, tandis que la désertification désigne la dégradation durable des terres, souvent liée à une combinaison de sécheresses répétées et de pratiques d’usage des sols non durables.
Oui, indirectement : si les zones les plus critiques se situent en Afrique, en Asie centrale et dans certaines régions d’Amérique, la France a connu ces dernières années des épisodes de sécheresse plus fréquents sur plusieurs bassins hydrographiques, un phénomène que le rapport relie à la tendance mondiale.
Signature éditoriale de la rédaction de tout-troyes.com — nom de plume assumé de l’équipe du site, et non une personne réelle. Les articles publiés sous cette signature sont rédigés avec l’assistance d’une intelligence artificielle, sous la responsabilité éditoriale du site.
Samedi 29 août, l'association des commerçants organise la deuxième édition des Tricassiales : défilés médiévaux,…
Sécheresses, parasites, incendies : la santé des forêts françaises se dégrade et leur rôle de…
Les ventes de logements neufs aux particuliers ont reculé de près de 5 % au…
Les réservations touristiques de septembre 2026 bondissent de 18,7 % en France, une première :…
Calendrier du solde d'impôt, hausse de la CSG sur l'épargne, nouveaux abattements en location meublée…
Trois ans après sa dernière saison dans l'élite, l'ESTAC Troyes a partagé les points face…
Ce site utilise des cookies.