Alternance : moins de contrats signés, ce que cela change pour les jeunes et les employeurs

Longtemps présentée comme la voie royale vers l'emploi, l’alternance marque le pas. Les derniers chiffres publiés pour 2026 montrent un recul du nombre de nouveaux contrats signés, alors que le chômage des jeunes reste élevé — une évolution qui concerne directement les familles et les entreprises de l’Aube, où l’apprentissage reste un pilier du recrutement local.

Moins de nouveaux contrats, un stock qui recule pour la première fois

Selon la Dares, la France comptait 984 200 apprentis fin avril 2026, contre un pic de 1 049 200 fin 2024, soit un repli de 3,6 % sur un an. Pourtant, au 31 décembre 2025, le stock de contrats en cours dépassait encore l’objectif symbolique du million, avec 1 017 493 contrats recensés. C’est du côté des nouvelles signatures que le retournement est le plus net : environ 846 700 contrats d’apprentissage ont été signés en 2025, un recul d’environ 5 % après un pic à 890 670 entrées en 2024. En cause, selon les acteurs du secteur : des réformes budgétaires successives et une conjoncture économique moins porteuse pour les employeurs.

Le chômage des jeunes reste au-dessus de 21 %

Cette baisse des entrées en apprentissage se lit en parallèle d’un taux de chômage des 15-24 ans qui se maintient à 21,1 %, en hausse de deux points sur un an et de 4,5 points sur trois ans. De quoi rappeler que l’alternance reste, pour beaucoup de jeunes, une passerelle plus sûre vers l'emploi que la recherche classique : 83 % des apprentis sont en emploi ou en poursuite d’études en alternance six mois après la fin de leur formation, un chiffre qui explique pourquoi les dispositifs d’insertion continuent de miser dessus, comme le montre le travail mené localement par des structures telles que l’École de la 2e chance à Troyes pour les jeunes sans diplôme.

CAP et bac pro progressent, le supérieur recule

Le repli n’est pas uniforme selon les niveaux de formation. Les contrats en CAP et bac professionnel progressent nettement, avec une hausse de 7,7 % des signatures à fin mai 2026, portée par une aide financière restée plus favorable pour les entreprises qui recrutent à ces niveaux. À l’inverse, l’apprentissage dans le supérieur — BTS, licence, master — recule, les employeurs se montrant plus attentifs aux coûts de formation. Ce rééquilibrage rejoint les arbitrages réglementaires déjà engagés sur le financement des CFA, avec la réforme du financement de l’apprentissage qui redistribue les niveaux d’aide selon les diplômes visés.

Un enjeu concret pour l’économie locale

Dans l’Aube, la question dépasse la seule statistique nationale. Des employeurs comme la Manufacture de l’Aube, qui vise 200 embauches près de Troyes, comptent largement sur l’alternance pour former leur futur personnel qualifié. Un recul nourri par des contraintes budgétaires nationales se traduit donc, très concrètement, par davantage de tension pour ces recruteurs locaux — et par moins de portes d’entrée pour les jeunes qui, comme le rappelle le phénomène NEET, risquent de se retrouver ni en emploi ni en formation faute de contrat.

Ce qu’il faut retenir

  • Le nombre de nouveaux contrats d’apprentissage recule d’environ 5 % en 2025, après plusieurs années de forte hausse.
  • Le taux de chômage des 15-24 ans reste élevé, à 21,1 %.
  • Les niveaux CAP et bac pro progressent, contrairement à l’apprentissage supérieur.
  • 83 % des apprentis trouvent un emploi ou une alternance dans les six mois suivant leur formation.

Questions fréquentes

Le nombre d’apprentis a-t-il vraiment baissé en France en 2026 ?

Oui. La Dares recensait 984 200 apprentis fin avril 2026, contre un pic de 1 049 200 fin 2024, soit un repli de 3,6 % sur un an, après un recul d’environ 5 % des nouvelles signatures en 2025.

Quels niveaux de formation sont le plus touchés par ce recul ?

L’apprentissage dans le supérieur (BTS, licence, master) recule, alors que les contrats en CAP et bac professionnel progressent de 7,7 % à fin mai 2026, portés par une aide financière plus favorable pour les entreprises.

L’alternance reste-t-elle efficace pour trouver un emploi ?

Oui : selon les chiffres disponibles, 83 % des apprentis sont en emploi ou poursuivent en alternance six mois après la fin de leur formation, malgré un contexte de chômage des jeunes élevé (21,1 %).

Sources

Cet article a été rédigé avec l’aide d’une intelligence artificielle. Politique éditoriale

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