Aide à domicile : l’exonération de cotisations recule de 70 à 80 ans

Employer une aide à domicile coûte plus cher pour de nombreux seniors aubois depuis cet été. Un décret publié au printemps 2026 a discrètement repoussé l’âge d’accès à l’exonération de cotisations sociales pour l'emploi direct d’un salarié à domicile, jusque-là accordée dès 70 ans. Explications sur une mesure qui touche des dizaines de milliers de foyers, souvent sans qu’ils l’aient vu venir.

Ce qui change concrètement

Jusqu’ici, toute personne de 70 ans ou plus employant directement une aide à domicile bénéficiait automatiquement d’une exonération de cotisations patronales, quel que soit son niveau de dépendance. Le décret n° 2026-261 du 8 avril 2026 a relevé ce seuil à 80 ans. Concrètement, les personnes de 70 à 79 ans qui emploient directement un salarié à domicile, sans percevoir l’APA (allocation personnalisée d’autonomie) ni la PCH (prestation de compensation du handicap), perdent cet avantage automatique.

La mesure s’applique depuis les déclarations de juillet 2026 : les périodes d'emploi jusqu’à juin 2026 restent couvertes par l’ancienne règle, sans effet rétroactif. Le gouvernement évoque un objectif d’environ 100 millions d’euros d’économies annuelles pour les finances publiques.

Qui est concerné, et qui reste protégé

Selon les chiffres relayés par la presse spécialisée, environ 348 000 employeurs âgés de 70 à 79 ans seraient concernés par ce recul de l’exonération. Restent en revanche exonérés, quel que soit leur âge :

  • Les bénéficiaires de l’APA ou de la PCH ;
  • Les titulaires d’une carte d’invalidité à 80 % ;
  • Les personnes reconnues comme ayant besoin de l’aide d’une tierce personne depuis avant 62 ans.

Pour les autres, la note grimpe : selon un exemple chiffré par la presse spécialisée retraite, pour un salaire net de 14 € de l’heure, le coût horaire réel passe d’environ 10,62 € à 12,21 €, soit une hausse proche de 15 %. Pour une aide de neuf heures par semaine, le surcoût mensuel avoisinerait 125 €.

Pourquoi cette évolution inquiète le secteur du maintien à domicile

Les associations de seniors et certains professionnels du secteur redoutent un effet dissuasif : des familles pourraient réduire le nombre d’heures d’aide, voire y renoncer, au moment même où le maintien à domicile est présenté comme une priorité de politique publique face au vieillissement de la population. Dans un territoire comme l’Aube, où une part importante des retraités vit à domicile plutôt qu’en établissement, la question du coût des services de proximité pour les 70-79 ans autonomes mais fragiles prend un relief particulier.

Les professionnels du secteur rappellent toutefois que les personnes déjà en perte d’autonomie reconnue continuent de bénéficier du dispositif : l’enjeu porte surtout sur les seniors encore autonomes, qui recourent à une aide ponctuelle pour le ménage, les courses ou l’entretien du logement, sans que leur situation ouvre droit à l’APA.

Comment limiter l’impact si vous êtes concerné

  • Vérifier si une demande d’APA ou de reconnaissance de dépendance est justifiée avant de subir la hausse ;
  • Passer par un organisme mandataire ou prestataire agréé, qui peut ouvrir droit à d’autres réductions ou crédits d’impôt ;
  • Solliciter les points d’information locaux (CCAS, France Services) pour un bilan personnalisé des droits.

Bonne nouvelle par ailleurs pour les budgets familiaux : le crédit d’impôt de 50 % sur les dépenses de services à la personne, un temps menacé lors des débats sur le budget 2026, a finalement été maintenu dans sa forme actuelle, plafond de 12 000 € par foyer fiscal inclus.

Questions fréquentes

Qui perd l’exonération de cotisations sociales en 2026 ?

Les personnes âgées de 70 à 79 ans qui emploient directement une aide à domicile sans percevoir l’APA ni la PCH. Les bénéficiaires de ces aides, ainsi que les titulaires d’une carte d’invalidité à 80 %, restent exonérés quel que soit leur âge.

À partir de quand la nouvelle règle s’applique-t-elle ?

Depuis les déclarations correspondant aux périodes d'emploi de juillet 2026. Les heures effectuées jusqu’en juin 2026 restent soumises à l’ancienne règle, sans effet rétroactif.

Existe-t-il d’autres aides pour compenser ce surcoût ?

Oui : le crédit d’impôt de 50 % sur les services à la personne reste en vigueur en 2026, dans la limite de 12 000 € de dépenses par foyer fiscal. Une demande d’APA peut aussi rouvrir droit à l’exonération pour les personnes dont le niveau de dépendance le justifie.

Sources

Pour suivre l’actualité des services de proximité, retrouvez aussi nos rubriques finance et économie et astuces et conseils pour anticiper ces changements.

Cet article a été rédigé avec l’aide d’une intelligence artificielle. Politique éditoriale

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