Recharge électrique en roulant : la start-up auboise qui réinvente le camion

Une start-up auboise s’apprête à changer la manière dont les poids lourds se rechargent. Basée à la Technopole de l’Aube, à Troyes, l’entreprise Evias développe un système de recharge électrique en roulant, sans borne ni arrêt, et vient de nouer un partenariat avec Troyes Champagne Métropole pour tester sa technologie sur le terrain.

Un rail encastré dans la route

Le principe imaginé par Evias rompt avec les bornes de recharge classiques. Un bras de contact, fixé sous le véhicule, vient se glisser dans un rail intégré à la chaussée. Le courant passe alors par conduction, pendant que le camion continue de rouler, jusqu’à 90 à 100 km/h. Plus besoin de s’arrêter sur une aire de repos ni d’attendre devant une borne : la recharge se fait pendant le trajet lui-même.

Autre atout mis en avant par l’entreprise : la puissance. Le système annonce une capacité de charge d’un mégawattheure, l’une des plus élevées du marché, permettant de recharger un véhicule en cinq minutes de circulation sur le tronçon équipé.

Des bennes à ordures aux premiers tests

La phase d’expérimentation, engagée sur 2025-2026, ne concerne pas encore les poids lourds commerciaux : elle porte d’abord sur les véhicules techniques de l’agglomération troyenne, comme les camions de maintenance, les bennes à ordures ménagères ou les balayeuses. Un choix pragmatique qui permet de valider la fiabilité du système sur des trajets courts et répétitifs, maîtrisés par la collectivité elle-même.

Une deuxième phase, prévue à partir de 2027, doit élargir les essais aux lignes de transport en commun, en lien avec le réseau TCAT. À terme, l’ambition d’Evias est d’équiper des axes routiers plus larges pour permettre aux poids lourds et aux bus électriques de circuler sans les contraintes actuelles d’autonomie.

Pourquoi ce pari intéresse les transporteurs

L’électrification du transport routier lourd se heurte aujourd’hui à deux obstacles : le poids des batteries nécessaires pour une autonomie suffisante, et le temps d’immobilisation pour la recharge. En intégrant l’infrastructure directement à la route, Evias vise à réduire la taille des batteries embarquées — donc le coût et le poids des véhicules — tout en supprimant les arrêts dédiés à la recharge.

  • Recharge par conduction, sans câble à brancher
  • Vitesse de circulation compatible avec un usage routier normal
  • Déploiement progressif, du véhicule technique au poids lourd commercial
  • Partenariat direct avec une collectivité, Troyes Champagne Métropole, pour les premiers tests grandeur nature

Pour l’agglomération troyenne, accueillir ce type d’expérimentation renforce une image de territoire tourné vers l’innovation, dans la continuité d’autres implantations technologiques recensées ces derniers mois dans l’Aube. De quoi aussi, potentiellement, générer des emplois qualifiés localement si la technologie passe le cap industriel.

Si les résultats de la première phase sont concluants, les prochaines étapes seront scrutées de près, aussi bien par les transporteurs à la recherche de solutions pour respecter les futures obligations de verdissement des flottes, que par les autres collectivités qui pourraient s’inspirer de l’expérience troyenne. En attendant, retrouvez nos autres analyses sur l’actualité des entreprises et l’innovation technologique dans l’Aube, ainsi que nos conseils pratiques dans notre rubrique astuces et conseils.

Questions fréquentes

Comment fonctionne la recharge électrique en roulant d’Evias ?

Un bras de contact fixé sous le véhicule se connecte à un rail intégré à la chaussée. Le courant est transmis par conduction pendant que le véhicule roule, sans qu’il soit nécessaire de s’arrêter.

Quels véhicules sont concernés par les premiers essais ?

La première phase, menée entre 2025 et 2026 avec Troyes Champagne Métropole, porte sur les véhicules techniques de l’agglomération : camions de maintenance, bennes à ordures et balayeuses.

Quand les transports en commun pourraient-ils bénéficier de cette technologie ?

Une deuxième phase est prévue à partir de 2027, avec une extension envisagée aux lignes de transport en commun du réseau TCAT.

Sources

L’Usine NouvelleJournal du Poids LourdAuto Infos

Cet article a été rédigé avec l’aide d’une intelligence artificielle. Politique éditoriale

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