Publicité en télévision connectée : Nielsen muscle son outil de mesure en France

La télévision connectée (ou CTV, pour Connected TV) vient de franchir une nouvelle étape en France. Nielsen a annoncé, le 10 septembre 2026, l’intégration des dépenses publicitaires diffusées sur les plateformes de streaming à son outil de mesure Ad Intel, jusqu’ici centré sur la télévision linéaire et le numérique classique. Une avancée technique en apparence discrète, mais qui a des répercussions bien réelles pour tous les annonceurs, y compris les entreprises et communicants de l’Aube.

Concrètement, Ad Intel est un outil de « pige publicitaire » : il permet aux marques et à leurs agences de savoir où, quand et comment leurs concurrents investissent en publicité. Jusqu’à présent limité à la télévision hertzienne, à la presse, à la radio et au numérique classique, l’outil couvre désormais aussi les écrans connectés, ce qui change la donne pour analyser une stratégie média dans son ensemble.

Un marché publicitaire qui pèse déjà 1,5 milliard d’euros

Selon Nielsen, le marché français de la publicité en télévision connectée est évalué à environ 1,5 milliard d’euros par an. Le module permet désormais de suivre les investissements publicitaires sur les principales plateformes de streaming disponibles en France : Amazon Prime Video, Netflix, HBO Max, Disney+, YouTube, DAZN, Canal+, TF1+ et M6+, notamment. Les annonceurs et leurs agences peuvent ainsi comparer, plateforme par plateforme, la manière dont les budgets se répartissent entre télévision linéaire, streaming et autres canaux numériques.

La France devient le cinquième marché à bénéficier de ce module de mesure, après un déploiement amorcé en Allemagne en 2025, puis étendu au Royaume-Uni, à l’Australie et à l’Italie. Un signe que la publicité sur les écrans connectés s’impose désormais comme un segment à part entière, suivi au même titre que la télévision classique.

Un basculement progressif des budgets, de la télé classique vers le streaming

Ce nouvel outil confirme une tendance déjà observée par les professionnels de la communication et du marketing : les budgets publicitaires glissent peu à peu de la télévision linéaire vers les écrans connectés, à mesure que les usages de streaming se banalisent dans les foyers. Une évolution qui accompagne la montée en puissance générale du numérique, un mouvement déjà documenté à l’échelle locale avec l’essor de la publicité digitale pour les PME auboises, où le numérique capte une part croissante des investissements des petites entreprises.

Ce basculement s’inscrit aussi dans un contexte réglementaire en mouvement rapide : les annonceurs doivent désormais composer avec de nouvelles obligations, qu’il s’agisse du cadre légal du marketing d’influence ou de la montée des formats publicitaires générés par intelligence artificielle, à l’image de la publicité qui s’invite désormais dans ChatGPT en France. Autant de signaux qui dessinent un paysage publicitaire en recomposition permanente, où la technologie redéfinit sans cesse les usages.

Ce que ça change concrètement pour les entreprises et communicants aubois

Pour les PME et commerçants de l’Aube, l’intérêt n’est évidemment pas de diffuser directement sur ces plateformes premium, souvent hors de portée d’un budget local. Mais mieux comprendre où se déplacent l’attention et les investissements des grandes marques permet d’ajuster sa propre stratégie de communication à moindre échelle. Quelques pistes concrètes :

  • Suivre la bascule des budgets de la télévision classique vers le streaming pour anticiper les habitudes de consommation des audiences locales ;
  • Adapter les formats publicitaires (vidéo courte, ciblage géographique fin) aux nouveaux usages des téléspectateurs connectés ;
  • Se faire accompagner par une agence locale capable d’interpréter ces données de marché pour des budgets plus modestes, sans reproduire à l’identique les stratégies des grands groupes.

Faits confirmés, prévisions et ce qu’il reste à vérifier

Ce qui est confirmé aujourd’hui : le lancement de la fonctionnalité CTV dans Ad Intel France au 10 septembre 2026, la liste des plateformes de streaming couvertes et le déploiement déjà réalisé dans quatre autres pays avant la France. Ce qui relève en revanche de la prévision : l’ampleur exacte du basculement des budgets publicitaires dans les prochains mois, qui dépendra des arbitrages des grandes marques et des campagnes de fin d’année. Aucun bilan chiffré définitif pour l’année 2026 complète n’est pour l’instant disponible, et il conviendra de suivre les prochaines publications de Nielsen pour objectiver la tendance.

Questions fréquentes

Qu’est-ce que la télévision connectée (CTV) ?

La télévision connectée désigne les écrans reliés à internet permettant de regarder des contenus en streaming (Netflix, Prime Video, YouTube, etc.), avec des formats publicitaires spécifiques, distincts de ceux de la télévision hertzienne classique.

Quel est le poids de la publicité en télévision connectée en France ?

Selon les chiffres communiqués par Nielsen, ce marché représente environ 1,5 milliard d’euros par an en France, un montant appelé à évoluer avec la généralisation des usages de streaming dans les foyers.

Les petites entreprises aboises sont-elles concernées par cet outil ?

Pas directement : cet outil de mesure cible d’abord les grandes marques et leurs agences. Mais il donne des repères utiles, de manière indirecte, pour ajuster une stratégie de communication locale à l’évolution réelle des usages des audiences.

Sources

Cet article s’appuie sur le communiqué officiel de Nielsen, ainsi que sur les analyses de CB News et de The Media Leader.

Cet article a été rédigé avec l’aide d’une intelligence artificielle. Politique éditoriale

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