NEET : 13,1 % des jeunes Français sans emploi ni formation en 2026

En France, un jeune sur huit échappe aujourd’hui aux radars des politiques d’insertion professionnelle. Selon les derniers chiffres de l’Insee, 13,1 % des 15-29 ans étaient NEET au premier trimestre 2026 — c’est-à-dire ni en emploi, ni en études, ni en formation. Un sigle anglais (Not in Employment, Education or Training) qui désigne une réalité bien française : des centaines de milliers de jeunes invisibles des statistiques du chômage classique et des dispositifs d’accompagnement.

Un phénomène plus large que le chômage des jeunes

Contrairement à une idée reçue, être NEET ne signifie pas seulement être au chômage. La catégorie englobe aussi les jeunes découragés qui ont cessé de chercher un emploi, ceux en rupture de parcours scolaire sans solution de formation, et une part non négligeable de jeunes en situation d’inactivité durable, parfois pour des raisons de santé ou familiales. Le taux de chômage des 15-24 ans s’élevait de son côté à 21,1 % au premier trimestre 2026, en léger repli après un pic à 21,5 % fin 2025 — son plus haut niveau depuis 2018 hors période Covid, selon l’Insee.

La Dares, service statistique du ministère du Travail, souligne que le profil des jeunes NEET est loin d’être homogène : jeunes sortis du système scolaire sans diplôme, jeunes diplômés en attente d’une première expérience valorisée par les recruteurs, ou encore jeunes en zone rurale ou péri-urbaine éloignés des bassins d'emploi et des organismes de formation.

Pourquoi ces jeunes échappent aux dispositifs

Plusieurs facteurs expliquent cette zone grise statistique :

  • Une partie des jeunes NEET ne sont inscrits ni à France Travail ni dans une mission locale, et échappent donc au suivi administratif classique ;
  • L’éloignement géographique de l’offre de formation professionnelle, particulièrement sensible hors des grandes agglomérations ;
  • Le manque d’information sur les droits ouverts, notamment via le Compte personnel de formation (CPF) ou les contrats d’apprentissage ;
  • Des ruptures de parcours (santé, situation familiale, précarité) qui rendent une reprise d’études ou d’activité plus difficile sans accompagnement rapproché.

Ce dernier point explique en partie pourquoi la part des NEET reste plus élevée chez les jeunes femmes après 21 ans, un écart que l’Insee relie notamment aux responsabilités familiales précoces dans une précédente étude sur le sujet.

Des leviers identifiés, mais encore insuffisants

Après le pic observé pendant la crise sanitaire, la part des jeunes NEET est repartie à la baisse ces dernières années, un mouvement que l’Insee attribue en partie à la mobilisation des missions locales, à la généralisation du contrat d’engagement jeune et au développement de l’apprentissage. Mais la remontée récente du chômage global, qui a atteint 8,3 % au deuxième trimestre 2026 selon l’Insee — son plus haut niveau depuis l’automne 2020 — fait craindre un ralentissement de cette dynamique positive pour les jeunes actifs.

Pour les acteurs de terrain, l’enjeu est désormais d’aller chercher activement les jeunes les plus éloignés de l'emploi, plutôt que d’attendre qu’ils poussent la porte d’une agence ou d’un centre de formation. Cela passe par un travail de repérage avec les associations locales, les bailleurs sociaux ou les structures de santé, souvent seuls capables d’identifier ces profils absents des radars institutionnels classiques.

Sur le plan local, les dispositifs d’accompagnement de proximité et les pistes de financement de la formation restent les leviers les plus cités par les acteurs pour rapprocher ces jeunes du marché du travail.

Questions fréquentes

Qu’est-ce qu’un jeune NEET ?

NEET est l’acronyme anglais de « Not in Employment, Education or Training ». Il désigne une personne, généralement âgée de 15 à 29 ans, qui n’a ni emploi, ni formation en cours, ni étude en cours, qu’elle recherche activement un emploi ou non.

Combien de jeunes sont concernés en France en 2026 ?

Selon l’Insee, 13,1 % des 15-29 ans étaient NEET au premier trimestre 2026, un taux en repli par rapport au pic observé après la crise sanitaire, mais qui reste une préoccupation majeure des politiques d’insertion des jeunes.

Quelles solutions existent pour ces jeunes ?

Les missions locales, le contrat d’engagement jeune, l’apprentissage et le Compte personnel de formation constituent les principaux leviers d’accompagnement, complétés par un travail de repérage de proximité mené avec les associations et les structures sociales locales.

Sources

Insee Focus n°285 — Les jeunes NEET
Dares — Les jeunes ni en emploi, ni en études, ni en formation
Les Echos — Sans emploi, ni formation, ni études : qui sont les NEET

Cet article a été rédigé avec l’aide d’une intelligence artificielle. Politique éditoriale

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