Courses alimentaires : une légère désinflation s’installe en rayon, mais la facture reste lourde

Après dix-huit mois de hausse quasi continue, le panier alimentaire des Français montre enfin des signes d’essoufflement. Selon le dernier baromètre Circana/LSA, les prix en grande distribution ont légèrement reculé en octobre, pour le deuxième mois consécutif. Une bouffée d’air pour les ménages aubois, même si la note reste très lourde par rapport à il y a deux ans.

Un début de désinflation confirmé en rayon

Le baromètre mensuel publié par le cabinet Circana pour le magazine professionnel LSA est formel : les prix alimentaires en grande distribution ont reculé de 0,6 % entre septembre et octobre, après un repli de 0,5 % le mois précédent. Deux mois de suite où les étiquettes baissent, même modestement : du jamais-vu depuis le déclenchement de la vague inflationniste. Autre signal notable, les prix des marques nationales et ceux des marques de distributeur (MDD) évoluent désormais au même rythme, un alignement observé pour la première fois depuis un an et demi.

  • -0,6 % sur les prix alimentaires entre septembre et octobre 2026 (baromètre Circana/LSA)
  • +21,3 % de hausse cumulée sur deux ans, un chiffre qui ne bouge toujours pas
  • -2 % de volumes achetés sur la première quinzaine d’octobre, signe que les ménages restent prudents

Ce frémissement s’explique en partie par un calendrier de négociations commerciales plus favorable aux distributeurs cette année, et par une concurrence accrue entre enseignes sur certains rayons. Mais pour la ménagère ou le retraité aubois qui fait ses courses au quotidien, la baisse se traduit surtout par quelques centimes économisés, difficilement perceptibles à l’échelle d’un ticket de caisse.

Les Aubois toujours sous pression malgré cette pause

Car le trompe-l’œil est réel : sur un an, les prix de l’alimentation restent en hausse de 1,4 % selon l’Insee, contre 1,1 % le mois précédent. Et sur deux ans, la facture cumulée dépasse toujours les 21 %. Résultat, neuf Français sur dix se disent pessimistes sur leur pouvoir d’achat et près des deux tiers déclarent avoir réduit leurs achats au strict nécessaire, selon une étude relayée par la presse spécialisée en septembre. Nous avions déjà raconté comment les prix repartent à la hausse et pèsent sur le budget des ménages, et la tendance de fond, elle, ne s’est pas vraiment inversée.

Même l’épargne de précaution en pâtit : comme nous l’évoquions à propos du Livret A et de sa perte de pouvoir d’achat, la hausse des taux ne suffit plus à compenser l’érosion du porte-monnaie. La capacité des foyers à « se faire plaisir » de temps en temps est tombée à 57 %, son plus bas niveau mesuré, en recul de six points depuis le printemps.

Fruits et légumes : l’exception qui plombe le panier

Un rayon résiste particulièrement à la détente généralisée : les fruits et légumes frais. Leurs prix ont bondi de 9,5 % sur un an en septembre, les tomates et les courgettes affichant même des hausses de près de 36 %, conséquence directe des vagues de chaleur de l’été sur les récoltes. Pour limiter la casse, de plus en plus de consommateurs comparent les enseignes avant de remplir leur caddie, un réflexe que confirmait déjà notre article sur le palmarès des supermarchés les moins chers. À l’approche des fêtes de fin d’année, période traditionnellement coûteuse pour les familles, ce réflexe comparatif devrait encore se renforcer dans l’Aube comme ailleurs. Pour suivre les tendances conso au fil des semaines, la rubrique Conso – Shopping du site recense régulièrement ce type de données, tandis que la rubrique actualités permet de suivre le contexte économique national qui les explique.

Questions fréquentes

Les prix vont-ils continuer à baisser en magasin ?

Rien ne le garantit. Le baromètre Circana/LSA parle d’une désinflation « modeste », pas d’un retour aux niveaux d’avant 2024. Les négociations commerciales de l’an prochain et l’évolution du coût des matières premières agricoles seront déterminantes.

Pourquoi les fruits et légumes échappent-ils à cette tendance ?

Leurs prix dépendent avant tout des récoltes et des conditions climatiques. Les épisodes de chaleur de l’été 2026 ont réduit les volumes disponibles pour plusieurs légumes d’été, ce qui a fait grimper leurs prix bien plus vite que le reste du panier.

Comment limiter l’impact de la hausse cumulée sur deux ans ?

Comparer les enseignes, privilégier les produits de saison, surveiller les opérations promotionnelles et, quand c’est possible, arbitrer entre marques nationales et marques de distributeur restent les leviers les plus efficaces à l’échelle d’un foyer.

Sources

Cet article a été rédigé avec l’aide d’une intelligence artificielle. Politique éditoriale

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