Conciliateur de justice dans l’Aube : un appel à candidatures est lancé

Dans l’Aube, la justice amiable cherche de nouveaux visages. L’association qui regroupe les conciliateurs de justice de l’Aube a lancé un appel à candidatures pour étoffer ses rangs, alors que ces bénévoles jouent un rôle croissant dans le règlement des litiges du quotidien, des conflits de voisinage aux petits différends de consommation.

Un métier bénévole méconnu mais essentiel

Nommé par le premier président de la cour d’appel, le conciliateur de justice est un auxiliaire de justice non professionnel dont la mission consiste à rapprocher deux parties en conflit pour les aider à trouver, ensemble, une solution amiable, sans passer par un procès. Recouvrement de petites créances, troubles de voisinage, litiges locatifs ou de consommation : la palette des dossiers traités est large, et la démarche reste gratuite pour les habitants.

Dans l’Aube, ces bénévoles interviennent notamment via la Maison de Justice et du Droit de Troyes, mais aussi dans plusieurs permanences réparties sur le département, afin de rapprocher ce service des zones rurales et des petites communes.

Qui peut candidater ?

Les conditions fixées au niveau national restent accessibles : être de nationalité française ou ressortissant d’un État membre de l’Union européenne, être âgé d’au moins 25 ans, jouir de ses droits civiques et ne pas avoir de mention au bulletin n°2 du casier judiciaire. Une expérience professionnelle antérieure – droit, médiation, ressources humaines, gestion de conflits – est appréciée sans être obligatoire.

  • Dépôt d’une candidature suivie d’un entretien avec le magistrat coordonnateur
  • Proposition transmise au premier président de la cour d’appel, après avis du procureur général
  • Première nomination pour une durée d’un an, renouvelable
  • Formation initiale obligatoire, dispensée par l’École nationale de la magistrature

Une indemnité, pas un salaire

Le conciliateur de justice n’est pas rémunéré : il perçoit une indemnité annuelle forfaitaire, versée trimestriellement, destinée à couvrir les menus frais de fonctionnement (téléphone, matériel, déplacements). L’engagement relève donc avant tout du bénévolat citoyen, dans la continuité d’autres dispositifs de justice de proximité déjà bien implantés dans l’Aube.

Pourquoi ce recrutement maintenant

Comme dans plusieurs départements, le nombre de conciliateurs en exercice ne suffit plus toujours à couvrir l’ensemble des permanences, notamment hors de Troyes. Renforcer ce réseau permettrait de réduire les délais d’attente pour obtenir un rendez-vous et de maintenir une présence dans les territoires les plus éloignés du tribunal judiciaire. Les tribunaux orientent d’ailleurs de plus en plus de justiciables vers la conciliation avant toute procédure, dans une logique de désengorgement des audiences civiles.

Les personnes intéressées peuvent se renseigner auprès de la Maison de Justice et du Droit de Troyes ou du conseil départemental d’accès au droit de l’Aube, qui orientent les candidatures vers l’association locale des conciliateurs.

Questions fréquentes

Le conciliateur de justice est-il rémunéré ?

Non, il s’agit d’une fonction bénévole. Une indemnité annuelle forfaitaire couvre uniquement les frais engagés dans l’exercice de la mission, pas un salaire.

Faut-il un diplôme de droit pour devenir conciliateur ?

Aucun diplôme juridique n’est exigé. Une expérience de médiation ou de gestion de conflits est un atout, mais la formation initiale dispensée après nomination permet d’acquérir les bases nécessaires.

Où s’adresser dans l’Aube pour candidater ?

La Maison de Justice et du Droit de Troyes et le conseil départemental d’accès au droit de l’Aube orientent les candidatures vers l’association locale des conciliateurs de justice.

Pour aller plus loin sur les démarches et le droit au quotidien, ou pour d’autres solutions de services de proximité dans l’Aube, ainsi que nos astuces et conseils pratiques, retrouvez nos autres articles.

Sources

Cet article a été rédigé avec l’aide d’une intelligence artificielle. Politique éditoriale

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